mercoledì 17 ottobre 2012

Tratto da “Les Rouilles encages”
(Benjamin Péret)

Accroche un lampion à ta bite et va
mais bande
Que la tour Eiffel étonnée se cache dans le cul du Trocadéro
que la Seine excitée
envahisse la rue Trousse‐Nonains
que les poteaux télégraphiques
déchargent leurs dépêches dans la bouche dʹun égout
que la toile de Jouy gise épuisée sur les matelas éventrés
Et ne tʹarrête pas ainsi Bande nom de Dieu
que la boulangére remplace le boulanger par son pain
et que ce pain viole toutes les vierges de la ville
Bande encore
Défonce les tabernacles
fous la guillotine
afin quʹelle décapite le bourreau
Bande toujours plus
que ta queue gronde comme un torrent
Alors tu iras sur le boulevard
précédé de la renommée de ton vit
et toutes rouges les femmes te jetteront des confettis blancs
le leur